mardi 19 juillet 2011

Campagne 2011

Le programme de la “campagne” 2011 est le suivant:

    - Réalisation des soubassements sur lesquels reposeront les murs en ballots de paille. Les parties enterrées sont réalisées en parpaings de ciment, celles visibles en moellons calcaires récupérés localement.


    - Réalisation de la lice basse des murs en paille, en brique cuite (il est important de garantir les murs paille contre toute infiltration par le sol).

    - Passage des canalisations et évacuations d’eau. Réalisation du hérisson qui supportera la dalle chaux-chanvre.

    - Réalisation de la “souillarde” (le cellier) en briques de terre crue et sol en terre battue. Confection d’adobes supplémentaires.


    - Financement et commande des huisseries, portes et fenêtres.

    - et comme toujours, prendre aussi le temps de vivre et d’apprécier les étapes du chemin.

La couverture (automne 2010)

Au cours du mois qui suit le montage de la structure, les tuiles sont mises en place. Nous avons opté pour le produit le plus artisanal et local possible. La tuilerie Joyat, à Cezac (33), est à une soixantaine de kilomètres du chantier. C’est l’un des derniers endroits du secteur où l’on produit encore de la tuile romane en semi-artisanat. Un beau produit, à peine plus cher que les tuiles industrielles, fabriqué par une petite entreprise familiale... Voilà qui nous comble de satisfaction.
Pour couronner l’ouvrage, un clin d’oeil à la tradition locale. Dans les nombreux villages et hameaux de potiers de la double saintongeaise voisine, on peut encore observer de très jolis épis de faîtage. Certains sont même de véritables œuvres d’art. Mais aux granges et bâtiments modestes, on réservait des pièces utilitaires, simples bassines ou pièces culinaires fêlées...
M. Marzat père, potier au Tâtre, nous tourne tout spécialement deux jattes, simples et sans prétention, que nous installons sur notre toiture.

jeudi 16 juin 2011

Montage de la structure poteaux-poutres (septembre 2010)

A la mi-septembre 2010, la structure était prémontée au sol. Sa mise en place a été l’occasion d’organiser un chantier participatif, réunissant amis, connaissances, voisins de la commune intéressés par l’expérience.

Les cinq fermes sont levées et mises en place une à une au moyen d’un tractopelle, puis assemblées entre elles.



Au nord, on ajuste la dernière travée de la structure, qui supportera le long pan arrière de la toiture.


En quatre jours intenses et pleins de convivialité, la maison prend tout à coup forme et volume.


Les voliges et le pare-pluie (en fibre de lin) sont posés. Les premières tuiles sont hissées sur le toit.
Il peut désormais pleuvoir, la charpente de peuplier est  hors d’eau !

L'ossature bois (été 2010)

Le bois de l’ossature a été commandé bien en amont auprès d’un scieur-paysan de Baignes, sensibilisé aux problématiques environnementales et soucieux de ses produits.

Le chêne et le peuplier utilisés pour l’ossature sont donc d’origine locale.

Après un an de séchage à l’abri, la charpente a été réalisée pièce à pièce et à la main par Shemsou au cours de l’été 2010.

L'été du débitage, des tenons et des mortaises....

Cette opération a toutefois nécessité un apport d’électricité, jusque-là inutile. Nous avons dû nous procurer un groupe électrogène.

Nous avons également bénéficié de précieux conseils de la part de charpentiers locaux expérimentés.



mercredi 15 juin 2011

Les fondations (printemps 2010)

La surface de la future habitation a été décaissée au moyen d’une pelleteuse, la terre réservée pour les usages ultérieurs.

Pour certains, l'utilisation de cette pelleteuse est la preuve éclatante que nous ne sommes que des charlatans.

C'est bien évident, si nous étions de vrais écologistes, nous devrions tout faire à la pioche et nous éclairer à la lampe à huile ! 

Les plots de support de l’ossature bois ont été coulés au printemps 2010, sur d’épaisses fondations cyclopéennes de pierre et de chaux.


L'assainissement par filtres plantés

Pour obtenir le permis de construire, nous avons fait réaliser une étude de filière par le réseau professionnel Aquatiris, qui développe et promeut des solution de phyto-épuration pour les particuliers.

La maison sera équipée de toilettes sèches, assorties d’une zone de compostage. Les eaux grises seront retraitées par une ligne de filtres plantés soigneusement dimensionnée, qui aboutira à la mare, située en bas du terrain.

Cette proposition a reçu le premier agrément dérogatoire jamais délivré par le SPANC de la Communauté de Communes des 3B.

Les travaux seront réalisés ultérieurement. L’espace nécessaire a d’ores et déjà été prévu et réservé.

La Maison d’habitation (début des travaux : avril 2010)

Les plans de la maison ont été déposés en avril 2010.  Le permis de construire obtenu un mois plus tard.

Ça devrait ressembler à ça...
Ce sera une maison compacte, de plain-pied. La toiture, dans la tradition locale, aura quatre pans, et sera supportée par une ossature poteaux-poutres. 

Les murs seront en bottes de pailles et enduits à la terre. De larges débords de toit les protégeront des intempéries.

Les cloisons intérieures seront en briques de terre crue pour conférer de l'inertie à l'ensemble.

Au plein Nord, la « souillarde », pièce destinée au stockage des réserves alimentaires, sera réalisée sur sol de terre battue légèrement décaissé, avec d'épais murs d’adobe. pour garantir une température constante. Cette masse de terre crue conférera également de l’inertie à l’édifice.