Pour obtenir le permis de construire, nous avons fait réaliser une étude de filière par le réseau professionnel Aquatiris, qui développe et promeut des solution de phyto-épuration pour les particuliers.
La maison sera équipée de toilettes sèches, assorties d’une zone de compostage. Les eaux grises seront retraitées par une ligne de filtres plantés soigneusement dimensionnée, qui aboutira à la mare, située en bas du terrain.
Cette proposition a reçu le premier agrément dérogatoire jamais délivré par le SPANC de la Communauté de Communes des 3B.
Les travaux seront réalisés ultérieurement. L’espace nécessaire a d’ores et déjà été prévu et réservé.
Journal de bord d'une auto-construction écologique et économique en Sud-Charente. Maison écologique, éco-habitat, auto-construction, maison bio-climatique, maison en paille, construction en terre-crue, adobes, maison à ossature bois, enduits terre... Écologie, autonomie, décroissance...
mercredi 15 juin 2011
La Maison d’habitation (début des travaux : avril 2010)
Les plans de la maison ont été déposés en avril 2010. Le permis de construire obtenu un mois plus tard.
Ce sera une maison compacte, de plain-pied. La toiture, dans la tradition locale, aura quatre pans, et sera supportée par une ossature poteaux-poutres.
Les murs seront en bottes de pailles et enduits à la terre. De larges débords de toit les protégeront des intempéries.
Les cloisons intérieures seront en briques de terre crue pour conférer de l'inertie à l'ensemble.
Au plein Nord, la « souillarde », pièce destinée au stockage des réserves alimentaires, sera réalisée sur sol de terre battue légèrement décaissé, avec d'épais murs d’adobe. pour garantir une température constante. Cette masse de terre crue conférera également de l’inertie à l’édifice.
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| Ça devrait ressembler à ça... |
Les murs seront en bottes de pailles et enduits à la terre. De larges débords de toit les protégeront des intempéries.
Les cloisons intérieures seront en briques de terre crue pour conférer de l'inertie à l'ensemble.
Au plein Nord, la « souillarde », pièce destinée au stockage des réserves alimentaires, sera réalisée sur sol de terre battue légèrement décaissé, avec d'épais murs d’adobe. pour garantir une température constante. Cette masse de terre crue conférera également de l’inertie à l’édifice.
La maisonnette (printemps été 2009)
Elle a été construite entièrement en adobes de terre crue réalisées par nos soins. Les angles sont en pierre de taille de récupération.
Les bois utilisés sont d'origine locale, les pièces exposées aux intempéries réalisées avec des essences imputrescibles (châtaignier, aulne, séquoia).
L'objectif de cette construction était d'expérimenter une phase de finitions et d'obtenir un lieu proprement habitable.
Le plafond est isolé avec de la laine de chanvre. La maisonnette abrite une première pièce avec cheminée surmontée d'une mezzanine.
Derrière la porte, un petit hammam, dont le plafond est en voûte (de terre crue) pour favoriser l'écoulement de l'eau. La finition est en tadelakt, stuc traditionnel marocain étanche associant chaux et poudre de marbre.
Une fosse de récupération de l'eau pluviale de 3000 litres a été réalisée sous la cabane. L'eau est utilisée pour le hammam à l'aide d'une pompe mécanique, et pour les bacs de lavage extérieurs réalisés en s'inspirant de la technique romaine du béton de tuileau.
Les bois utilisés sont d'origine locale, les pièces exposées aux intempéries réalisées avec des essences imputrescibles (châtaignier, aulne, séquoia).
L'objectif de cette construction était d'expérimenter une phase de finitions et d'obtenir un lieu proprement habitable.
Le plafond est isolé avec de la laine de chanvre. La maisonnette abrite une première pièce avec cheminée surmontée d'une mezzanine.
Derrière la porte, un petit hammam, dont le plafond est en voûte (de terre crue) pour favoriser l'écoulement de l'eau. La finition est en tadelakt, stuc traditionnel marocain étanche associant chaux et poudre de marbre.
Une fosse de récupération de l'eau pluviale de 3000 litres a été réalisée sous la cabane. L'eau est utilisée pour le hammam à l'aide d'une pompe mécanique, et pour les bacs de lavage extérieurs réalisés en s'inspirant de la technique romaine du béton de tuileau.
L'atelier (Pâques 2008)
Ce bâtiment poteaux-poutres a été construit dans le but de mieux préparer les chantiers suivants, pour protéger les matériaux des intempéries, et a vocation à devenir ensuite un atelier artistique.
Deux blocs d'1m3 récupèrent les eaux pluviales recueillies sur le toit. Il s'agit de notre premier travail de charpente d'envergure, qui a - là encore - permis de faire des tests, de repérer des erreurs.
Sous l'appentis, 4500 briques de terre crue et paille de lin ont été façonnées durant un été et demi. La paille de lin a été préférée car ses fibres solides maintiennent la structure des briques, alors que la paille de blé est très cassante. Les briques ont été moulées selon une technique rudimentaire mais efficace, déjà utilisée en Égypte ancienne.
On mélange, par foulage au pied, de la terre dont on a extrait les pierres, du sable et de la paille. Les briques sont formées dans des moules en bois, puis laissées au sol à sécher.
D'anciennes briques de terre crue ont également été récupérées sur la commune du Tâtre. Appelées « clairons » ou encore « doucins », ces briques sont plus lourdes et compactes que celles faites sur place : les anciens connaissaient mieux les natures de terre adaptées à leur fabrication.
Les briques ont été utilisées par la suite pour la construction de la maisonnette.
Deux blocs d'1m3 récupèrent les eaux pluviales recueillies sur le toit. Il s'agit de notre premier travail de charpente d'envergure, qui a - là encore - permis de faire des tests, de repérer des erreurs.
Sous l'appentis, 4500 briques de terre crue et paille de lin ont été façonnées durant un été et demi. La paille de lin a été préférée car ses fibres solides maintiennent la structure des briques, alors que la paille de blé est très cassante. Les briques ont été moulées selon une technique rudimentaire mais efficace, déjà utilisée en Égypte ancienne.
On mélange, par foulage au pied, de la terre dont on a extrait les pierres, du sable et de la paille. Les briques sont formées dans des moules en bois, puis laissées au sol à sécher.
D'anciennes briques de terre crue ont également été récupérées sur la commune du Tâtre. Appelées « clairons » ou encore « doucins », ces briques sont plus lourdes et compactes que celles faites sur place : les anciens connaissaient mieux les natures de terre adaptées à leur fabrication.
Les briques ont été utilisées par la suite pour la construction de la maisonnette.
Les toilettes sèches (printemps 2007)
Les copines de passage en avaient assez d'aller faire pipi (ou pipire) dans les bois...
Le bâtiment accueillant les toilettes est de forme circulaire, ses murs sont, comme ceux de la petite cabane, réalisés en bauge puis enduits. La technique de bauge est beaucoup mieux maîtrisée pour ce second chantier. Le travail de charpente, assez complexe, a été l'occasion d'aborder pour la première fois cette technique.
La toiture végétalisée associée à un important débord de toit permet d'éviter tout problème d'humidité.
Une attention particulière a été portée à l'esthétique intérieure, avec un badigeon de chaux complété d'une finition décorative (peinture à la caséine), afin d'aider les utilisateurs potentiels à se sentir à leur aise et à franchir le pas symbolique des toilettes sèches.
La qualité de cet ouvrage a été récompensée par le premier prix d'un concours organisé par l'association Héol / La Maison Autonome.
Les déchets, compostés, seront utilisés pour la fertilisation des massifs fleuris et des arbustes.
Cette nouvelle réalisation nous a permis de constater qu'un chantier de bauge est définitivement très exigeant en temps et dur physiquement.
Le bâtiment accueillant les toilettes est de forme circulaire, ses murs sont, comme ceux de la petite cabane, réalisés en bauge puis enduits. La technique de bauge est beaucoup mieux maîtrisée pour ce second chantier. Le travail de charpente, assez complexe, a été l'occasion d'aborder pour la première fois cette technique.
La toiture végétalisée associée à un important débord de toit permet d'éviter tout problème d'humidité.
Une attention particulière a été portée à l'esthétique intérieure, avec un badigeon de chaux complété d'une finition décorative (peinture à la caséine), afin d'aider les utilisateurs potentiels à se sentir à leur aise et à franchir le pas symbolique des toilettes sèches.
| "Rede terrae quae sunt terrae" - "il faut rendre à la terre ce qui est à la terre" |
Les déchets, compostés, seront utilisés pour la fertilisation des massifs fleuris et des arbustes.
Cette nouvelle réalisation nous a permis de constater qu'un chantier de bauge est définitivement très exigeant en temps et dur physiquement.
La cabane de jardin (Été 2006)
Construite entièrement à base de matériaux de récupération, cette construction n'a occasionné aucune dépense.
La technique utilisée est la bauge directe, bien connue en Afrique (cases) mais également en France (bourrines vendéennes).
Un mélange de terre et de paille (ici de blé) est empilé directement sur un soubassement de pierre. Après début de séchage, la surface du mur est régularisée au moyen d'une longue scie. On procède par levées successives. Un enduit de finition terre-sable-paille est appliqué. Cette première expérience a permis de repérer certaines erreurs à éviter : infiltration d'eau au bas des murs, débord de toit insuffisant, nécessité d'ajout de sable dans l'enduit...
L'extraction de la terre à proximité a donné naissance à une petite mare reliée à la haie, et où se développe une faune spécifique (couleuvre, grenouilles). Pour la mare principale, plus importante, un tractopelle a été nécessaire. La terre extraite sera utilisée pour les constructions suivantes.
La technique utilisée est la bauge directe, bien connue en Afrique (cases) mais également en France (bourrines vendéennes).
Un mélange de terre et de paille (ici de blé) est empilé directement sur un soubassement de pierre. Après début de séchage, la surface du mur est régularisée au moyen d'une longue scie. On procède par levées successives. Un enduit de finition terre-sable-paille est appliqué. Cette première expérience a permis de repérer certaines erreurs à éviter : infiltration d'eau au bas des murs, débord de toit insuffisant, nécessité d'ajout de sable dans l'enduit...
L'extraction de la terre à proximité a donné naissance à une petite mare reliée à la haie, et où se développe une faune spécifique (couleuvre, grenouilles). Pour la mare principale, plus importante, un tractopelle a été nécessaire. La terre extraite sera utilisée pour les constructions suivantes.
L'abri thaï (réalisation : été 2006)
Cet abri, inspiré de huttes traditionnelles d'Asie du Sud- Est, a été réalisé en simples piquets de vigne et autres petites sections de bois locaux. La toiture est en brande (bruyère géante), comme l'étaient la plupart des maisons de France jusqu'au milieu du XIXème siècle. Il s'agit d'un espace ombragé de détente et de pique-nique.
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