Samedi, le beau temps aidant,
plus d’une vingtaine d’amoureux de
l’environnement, avec un projet d’écoconstruction dans la tête, ont
répondu à l’invitation des élus du Pays Sud-Charente. Céline
Drouillat, chargée de mission, accompagnée de Joël Papillaud,
vice-président du Pays, a guidé les visiteurs sur trois réalisations,
qui sont autant de références inspiratrices pour l’écoconstruction.
Une
démarche que le Pays encourage vivement dans le cadre du Contrat local
d’initiatives climat (Clic) et pour lequel la Région Poitou-Charentes
abonde, par le biais de subventions.
Le matin, le périple a commencé du côté de Bonnes. Valentin Vila et son
épouse ont accueilli le groupe pour lui montrer la restauration d’un
bâtiment ancien.
Le couple a mis en avant le choix des matériaux
dans un souci de respect de l’environnement. Mais aussi pour faire des
économies d’énergie et obtenir des aides financières pour la
construction.
À Châtignac, c’est une maison en paille qui a retenu toute l’attention
et même la curiosité des visiteurs. Elle allie écologie, économie
d’énergie, respect de l’environnement et art.
Daniel, instigateur de la curiosité, reconnaît qu’elle lui a
demandé beaucoup d’efforts physiques, mais qu’au final, elle correspond à
son rêve, comme a pu l’inspirer Pierre Rabhi (paysan et philosophe
Français, NDLR). Un rêve sorti de terre puisqu’en dehors des bottes de
pailles enduites de terre, les briques sont, elles aussi, fabriquées
avec de la paille et de la terre extraite près de la maison, selon les
méthodes ancestrales. Samedi, il faisait plus de 30° C dehors. Dans la
maison, il faisait bon. Et se dire que les matériaux sont là, offerts
par la nature… De la terre, de la paille, du bois, de l’eau sur la
façade. La maison est calée près d’un bois pour se protéger des vents…
Les Gallo-Romains l’avaient d’ailleurs compris en leur temps. Ajoutons
des couleurs aux pigments naturels et la maison s’inscrit dans le
paysage, comme si elle y avait germé toute seule. On regarde les
tomates, les asperges, la bourrache, les courgettes et autres artichauts
soigneusement chaussés de paille et arrosés de l’eau de pluie
soigneusement détournée.
Le regard se perd dans les herbes folles qui taquinent les orchidées
pour que les abeilles, les coccinelles et les papillons soient les hôtes
de marque. Ici, on mange les légumes du potager et les fruits du
verger. Bientôt, on filtrera les eaux usées avec des roseaux. Daniel
annonce que la maison, « que d’autres mains ont caressée », l’année
dernière lors d’un chantier volontaire participatif de quatre jours,
sera terminée l’été prochain. Mais d’ores et déjà, on sait qu’il y fera
bon vivre.
La visite des « Pays » s’est terminée chez Florent Faure au Tâtre. La
famille a pu présenter la végétalisation et le bilan d’une saison de
chauffage.
Un système très économe en énergie, grâce, là aussi, à l’isolation avec la construction en bois et bauge, et à son orientation.
Renseignements auprès de Céline Drouillat au 05 45 98 18 52.